Critères de soutien

Fermer la sélection

Appel à projets

Fermer la sélection
Yvette Théraulaz

Yvette Théraulaz, comédienne et chanteuse

« C’est pour « rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour*» qu’Yvette Théraulaz commence son parcours de comédienne sous la direction de Benno Besson, à l’âge précoce de 14 ans. Femme avant tout, comédienne, chanteuse, Yvette Théraulaz est l’engagement incarné! Irradiant les plateaux par sa présence lumineuse, sa conscience politique et sociale, sa défense des droits des femmes, elle est l’une des artistes les plus marquantes du théâtre suisse. »
* Extrait de l’ouvrage La part manquante de Christian Bobin
Le jury des bourses et prix culturels 2018

Après des études musicales, Yvette Théraulaz obtient en 1964 un diplôme de l’Ecole romande d’art dramatique (Lausanne) et forme une année auprès de la comédienne Tania Balachova à Paris. Très rapidement, elle s’engage dans des aventures théâtrales avec une dimension sociale, voire politique.
A l’âge de 14 ans, elle joue dans Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht, mise en scène par Benno Besson. Dès ses 18 ans, et pour quelques années, elle collabore avec le Théâtre Populaire Romand (TPR).
A l’âge de 30 ans, elle fait ses débuts dans la chanson. Elle participe au Printemps de Bourges en 1982 (dont elle fut la révélation française) et en 1986. Dans ses spectacles, elle jongle entre le théâtre musical et le récital.
En 1992, elle reçoit le Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistique, puis le Prix du comédien du Théâtre du Grütli – Genève, en 2001. Elle est également lauréate du Grand Prix suisse de théâtre / Anneau Hans Reinhart en 2013, la plus importante distinction théâtrale nationale.
Depuis plus de cinquante ans, cette femme de passions et de convictions illumine les scènes francophones.

Je suis sur scène un peu comme chez moi. À force !
Être sur scène c’est ma façon à moi d’aller
vers les autres.
Avec l’espoir secret d’être parfois utile.
Je joue pour que le tohu-bohu du monde ne me rende
pas tout à fait muette.
Je chante pour continuer de confectionner mon coeur.
Je joue, je chante pour mourir fertile
(du moins en faire le pari).