Critères de soutien

Fermer la sélection

Appel à projets

Fermer la sélection
Jean François Billeter

Jean François Billeter, sinologue

Jean François Billeter, né à Bâle en 1939, a fait des études de lettres à Genève, puis de chinois à Paris, Pékin, Kyoto et Hong Kong. De 1963 à 1966, il est le premier étudiant suisse en République populaire de Chine. Dans les années 70, il a créé, à l’Université de Genève, le premier enseignement d’histoire chinoise de Suisse romande puis le premier enseignement complet d’études chinoises.

En 1989, il a publié chez Skira le premier ouvrage de synthèse sur la calligraphie chinoise, qui est devenu un classique et a été réédité dans une version remaniée chez Allia en 2010: Essai sur l’art chinois de l’écriture et ses fondements. Il a quitté l’université en 1999 pour pouvoir se consacrer aux travaux que l’enseignement ne lui permettait pas de mener à bien. Dans trois ouvrages, dont les Leçons sur Tchouang-tseu, données au Collège de France en 2000, il a profondément renouvelé l’étude de ce philosophe chinois, mort vers 280 avant notre ère. De cette étude est sortie une pensée philosophique autonome dont il a récemment livré une première ébauche dans Un Paradigme.

Il a toujours combattu l’idée que la Chine est un monde foncièrement différent du nôtre. Il est différent, certes, mais parfaitement intelligible lorsque l’on se donne les moyens de le comprendre. Il est question des conditions de cette compréhension dans Contre François Jullien et Chine trois fois muette. Sur le plan philosophique, Jean François Billeter est à la recherche d’une pensée suffisamment proche des fondements universels de l’expérience pour être virtuellement indépendante des différentes formes de pensée héritée – europé­ennes, chinoises ou autres.

 

Le Prix culturel Leenaards 2013 lui est remis en témoignage d’admiration pour ses ouvrages exactement pesés, forts et concis, qui transmettent, à rigueur de texte, son exceptionnelle connaissance de la Chine et de ses philosophes, interrogeant par là l’homme sur sa nature profonde et la part d’inconnu qui est en lui.
Le Jury