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Georges Descombes – Architecte / paysagiste
  • Culture
  • Septembre 2016

Georges Descombes, architecte-paysagiste

«Dans le cas de Georges Descombes, architecte et paysagiste, le nœud de toute l’affaire réside dans ce qu’il sait voir et créer, comme un homme de terrain, de chantier, et comme un poète. La renaturation de l’Aire, à Genève, montre par exemple qu’il regarde le dessus et le dessous du paysage, toujours avec l’indispensable altitude et dans la proximité aux réalités qui affirment leur force naturanteDescombes articule et met en œuvre une présence du donné qui s’accroît de ce que l’architecte y construit : le béton fait corps avec les arbres, l’herbe et l’eau. La nature naturée fait entendre Philippe Jaccottet : « Ne rien expliquer, mais prononcer juste.»» Rainer Michael Mason, membre du Jury

Georges Descombes vit et travaille à Genève. Après des études à Genève, Zurich et Londres à l’Architectural Association Graduate School, il a enseigné à l’Institut d’architecture de l’Université de Genève – où il a été l’un des fondateurs du programme d’enseignement du paysage – et à l’Institut Berlage à Amsterdam. Professeur invité à la Graduate School of Design de Harvard et à l’Université de Virginie, Georges Descombes est un conférencier reconnu tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Ses principales réalisations comprennent le Parc de Lancy, l’itinéraire genevois de la Voie suisse, le Bijlmer Memorial à Amsterdam, le Parc de la cour du Maroc à Paris, le Parc de la Confluence et les Jardins de Saône à Lyon, ou encore l’aménagement et la revitalisation de l’Aire à Genève. Parmi ses projets en cours, on compte le quai des Matériaux à Bruxelles et les Jardins Dok Zuid à Anvers.
« Descombes réinvente un sens du lieu en décrivant ce qui est là et ce qui n’y est plus. (…) Mais c’est par le biais d’une «sensibilité topographique » que le paysage de Descombes traduit avec le plus de force le sentiment de la perte et de la disparition. La surface du terrain, où s’inscrit l’histoire de sa transformation, tient lieu de carte et d’archives» (Elissa Rosenberg, «L’imagination topographique », publié dans Les Carnets du Paysage, n°8, 2002).

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Tout ce qu’on peut faire ici, on ne peut le faire que parce qu’il est déjà là. La rivière est déjà là, le canal est déjà là : c’est cela le projet d’architecture. C’est dans la transformation de ce qui est déjà là qu’est l’invention. Comme le souligne Patrick Bucheron, tout ce qui fige les choses les tue.
Georges Descombes