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Une bactérie « horlogère » contre le cancer aux JO du génie génétique

L’ingénierie d’une bactérie utile au traitement du cancer colorectal a permis à une équipe d’étudiant.e.s de l’Université de Lausanne (UNIL) de briller lors de la plus grande compétition de biologie synthétique au monde: l’International Genetically Engineered Machine (iGEM) 2020. Sur près de 260 équipes de 40 pays environ, ces étudiant.e.s, soutenu.e.s par la Fondation Leenaards, ont notamment remporté la médaille d’or.

La biologie synthétique consiste à modifier ou à créer génétiquement des organismes vivants pour leur conférer de nouvelles fonctions. Avec des applications par exemple dans la médecine, les biomatériaux et l’agriculture, ce domaine explose actuellement, avec la possibilité de concevoir et de construire de nouveaux systèmes biologiques.

En sélectionnant une bactérie probiotique possiblement efficiente pour le traitement du cancer colorectal, l’équipe lausannoise s’est attaquée au deuxième cancer le plus mortel au monde (862’000 décès en 2018), dont l’incidence pourrait d’ailleurs augmenter de plus de 60% d’ici à 2040. Si la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie sont utilisées pour le combattre à l’heure actuelle, ces approches révèlent une efficacité limitée à un stade avancé de la maladie.

Les douze étudiant.e.s ont ainsi modifié génétiquement cette bactérie (Escherichia coli Nissle) pour qu’elle sécrète une molécule anticancéreuse nommée azurine, à laquelle ils ont ajouté un circuit génétique produisant une oscillation. «Cette forme d’horloge déclenche la sécrétion d’azurine à des heures bien précises », explique Yolanda Schaerli, la professeure assistante qui a piloté le projet. «L’administration de médicaments ou de traitements est de ce fait réalisée en coordination avec le rythme circadien du corps, maximisant ainsi leur efficacité, tout en mini- misant leurs effets secondaires.»

Au-delà de l’expérience d’apprentissage unique vécue, l’équipe lausannoise a remporté le Graal: la meilleure note (médaille d’or), trois nominations et un prix dans la catégorie « Best Measurement ».

Source : texte inspiré de l’article du journaliste Fabrice Delaye,
«Des étudiants suisses participent aux JO du génie génétique»,
paru le 9 novembre 2020 sur Heidi.news.

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