Deuxième cause de mortalité en Suisse, le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération anarchique des cellules. Les causes de tels dérèglements sont multiples. Si certaines, dites exogènes, sont liées à des facteurs extérieurs au corps humain (fumée active ou passive, exposition au soleil, radiation ionisante, etc.), d’autres sont endo-gènes et résultent, le plus souvent, de facteurs génétiques.
Le projet de recherche des Prof. Robbie Loewith, Andreas Mayer et Claudio De Virgilio se focalise sur l’importance de la protéine mTOR dans les processus de prolifération des cellules cancéreuses. Celle-ci fait en effet partie de l’une des cascades d’événements moléculaires (appelées voies de signalisation) qui règle la croissance cellulaire. Selon l’estimation des chercheurs, le fonctionnement de cette protéine serait perturbé et hyperactivé dans 70% des tumeurs cancéreuses humaines, de manière directe ou indirecte. Pour investiguer la structure et le comportement de cette voie de signalisation qui existe dans de très nombreux organismes vivants (corps humains, mammifères, plantes, etc.), le groupe de chercheurs primé en 2007 par la Fondation Leenaards a choisi la levure de boulanger. Un organisme qui possède une voie de signalisation mTOR complète et très similaire à celle de l’être humain, mais qui constitue un modèle bien plus simple à manipuler que des modèles animaux.