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Améliorer la santé mentale des adolescents par la méditation en pleine conscience

Equipe de recherche

  • Dre C. Piguet (UNIGE)
  • Dr P. Klauser (UNIL-CHUV)
  • Dr A. Merglen (UNIGE-HUG)
  • Scientifique
  • 2018

Améliorer la santé mentale des adolescents par la méditation en pleine conscience

Plus d’un tiers des jeunes adultes en Suisse souffriraient de symptômes dépressifs au sens large, selon un rapport de l’Observatoire suisse de la santé (rapport 72 / 2016).
« L’adolescence est une période de grande réactivité émotionnelle durant laquelle la santé psychique est particulièrement fragile: les zones de régulation du stress et des émotions sont en effet en plein remaniement », souligne la Dre Camille Piguet (UNIGE) qui pilote cette recherche aux côtés de deux autres cliniciens-chercheurs : le Dr Paul Klauser (CHUV-UNIL, au centre) et le Dr Arnaud Merglen (UNIGE-HUG, à gauche).

Parmi les facteurs de risque qui peuvent conduire à des symptômes anxieux ou dépressifs à l’adolescence se trouve la réactivité au stress. La méditation en pleine conscience (attention ancrée sur l’instant présent) pourrait aider à réguler les émotions en agissant sur certains réseaux cérébraux. Si des études ont déjà montré sa capacité à diminuer l’anxiété et le niveau de stress principalement chez des adultes, le mécanisme d’action de cette méthode de méditation reste encore incompris.  » Dans ce projet de recherche, nous faisons l’hypothèse que des interventions de méditation en pleine conscience peuvent atténuer la réactivité au stress en agissant sur les circuits neuronaux de régulation des émotions, diminuant ainsi le nombre et l’intensité des manifestations anxieuses et dépressives « , précise le pédiatre Arnaud Merglen (UNIGE-HUG), spécialiste en médecine de l’adolescence.

Pour tester leur hypothèse, cette équipe de cliniciens-chercheurs va proposer à des adolescents souffrant d’anxiété un entraînement à la méditation en pleine conscience. « Avant de débuter cet entraînement, nous allons les soumettre à une tâche stressante pendant laquelle nous enregistrerons leur activité cérébrale au moyen de l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) », souligne le Dr Paul Klauser (CHUV-UNIL). Après 12 semaines d’entraînement, puis après 18 mois, les éléments suivants seront à nouveau évalués : la réactivité cérébrale au stress de ces adolescents, les éventuelles modifications de la composition chimique, de la structure et de la connectivité de leur cerveau, de même que l’impact du stress sur leur santé.

Nous espérons que ces résultats donneront des pistes pour améliorer la santé mentale des adolescents tout en diminuant, à plus long terme, l'apparition de troubles psychiatriques à l'âge adulte.