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Gérontechnologies et qualité de vie des seniors

Usage des gérontechnologies : risque ou bénéfice pour le senior ? Cette thématique de grande actualité était au cœur du débat organisé par la Fondation Leenaards, en novembre 2017, lors de son colloque annuel âge & société. Près de 250 personnes ont assisté aux échanges des différents intervenants invités à s’exprimer sur ces enjeux encore peu débattus sur la place publique.

Devant le vieillissement actuel de la population et ses besoins croissants en termes de santé et de services, l’apport des gérontechnologies pourrait jouer un rôle prépondérant en matière de santé publique. Avec les limites – et c’était là tout l’objet du débat – qu’on imagine : éthiques, bien sûr, financières, sans doute. Comment s’assurer qu’une caméra ou un capteur placé dans une chambre à coucher est un vrai bénéfice pour le senior, plutôt qu’une contrainte ou un frein à son libre-arbitre ? Dans quelle mesure cet apport technologique permettrait toutefois de répondre au vieillissement démographique massif actuel, et à quelles conditions ? Autant de questionnements sur la notion même de qualité de vie de la personne âgée.

Pendant plus d’une heure, les quatre invités – Delphine Roulet-Schwab (professeure à l’institut et HEdS La Source et présidente de la Société suisse de gérontologie), Florence Moine (directrice habitat et autonomie, institution genevoise de maintien à domicile – imad), Karim Boubaker (médecin cantonal vaudois) et Edouard Goupy (directeur de DomoSafety) – ont échangé sur ce thème hautement d’actualité, mettant en lumière les tensions qui définissent ce nouveau champ d’application et de recherche.

Le débat a rapidement fait apparaître des points de vue divergents. En substance, d’un côté, les tenants de cette nouvelle boîte à outils technologique, dont les bénéfices, en cas de chute à domicile par exemple, ont paru évidents : la personne à terre, volontairement, pourra toujours appuyer sur un bouton pour alerter proches ou professionnels. Mais qu’en sera-t-il le jour où la technologie aura pris le dessus ? Le jour où le mouchard agira sans la volonté expresse ni même le consentement de la personne âgée ? La question éthique était clairement au centre des préoccupations, de même que la nécessité d’un accompagnement a paru prioritaire dans le déploiement de ces nouveaux outils.

Au fil des discussions, la question s’est également posée de la nécessité de valoriser en priorité les liens sociaux par l’intermédiaire des soignants ou des proches, plutôt que de s’appuyer – et d’investir – dans des techniques encore mal connues. Le débat ne fait que commencer…


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