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Patient sans être malade: effets d’un diagnostic clinique sur des sujets diagnostiqués, des proches et des soignants. 

Equipe de recherche

  • Dr M. Droz Mendelzweig, HES-SO
  • K. Skuza, UNIL
  • F. Galland Laini, HES La Source
  • C. Newman, HES La Source
  • Âge et société
  • Novembre 2011

Patient sans être malade: effets d’un diagnostic clinique équivoque sur des sujets diagnostiqués, des proches et des soignants. Les troubles cognitifs légers en question.

La prévalence des troubles démentiels avec l’avancée en âge accroît l’importance de dissiper la confusion qui règne entre syndrome démentiel et vieillissement.

Dans ce contexte, la présente recherche s’intéresse au diagnostic de «troubles cognitifs légers – TCL» fréquemment appliqué à des sujets qui présentent des troubles cognitifs sans perte d’autonomie significative; un tel diagnostic est susceptible d’évoluer vers une démence, mais sans assurance. Empreint d’incertitude, il laisse planer le doute d’une évolution possible en situation pathologique. Selon la compréhension qu’en a la personne diagnostiquée et les membres de son entourage, la communication d’un tel diagnostic peut susciter des modifications substantielles, tant au niveau des représentations de soi – possible futur.e dément.e et proche de malade – qu’au niveau des activités de la vie quotidienne, du cercle relationnel, du statut social et des projections pour le futur.

Le présent projet de recherche a pour objectif de questionner les effets d’un diagnostic TCL sur les dimensions identitaires, individuelles et relationnelles des personnes concernées. Il vise à mieux comprendre comment celles-ci s’approprient l’information et comment cela oriente leurs dispositions. Pour ce faire, des entretiens qualitatifs sont prévus avec trois catégories de répondants: des personnes diagnostiquées, des proches de ces personnes et des intervenants des services d’aide et de soins à domicile. La confrontation des points de vue exprimés devrait aider au perfectionnement du diagnostic précoce et favoriser l’établissement d’une véritable alliance thérapeutique dès le moment de l’annonce d’un diagnostic TCL.

L’idée est, dans ce sens, de mieux tirer profit du savoir expérientiel des intervenants à domicile, comme les auxiliaires de santé et les aides au ménage, qui sont souvent les premiers 11 à repérer des signes avant-coureurs de troubles cognitifs lors de leurs visites chez des patients âgés et à initier des dispositions de soutien à leur intention.