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Dr Michele De Palma – Prof. George Coukos

Equipe de recherche

  • Dr Michele De Palma (ISREC – EPFL)
  • Prof. George Coukos (NUL-CHUV)
  • Scientifique
  • mars 2016

Cibler l’angiogenèse et les réseaux immunosuppresseurs pour améliorer le traitement des cancers du sein et de l’ovaire

La croissance de tumeurs malignes et la formation de métastases sont dépendantes de l’angiogenèse, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui apportent oxygène et nutriments à la masse tumorale en croissance. Il a été postulé, il y a plusieurs années, que le blocage de l’angiogenèse tumorale pourrait inhiber la croissance de la tumeur, en coupant court à l’apport requis pour sa progression. Alors que plusieurs inhibiteurs efficaces de l’angiogenèse ont déjà été développés, des études précliniques et cliniques ont montré que les traitements anti-angiogéniques n’améliorent pas les chances de survie des patientes atteintes de cancers du sein ou des ovaires qui, à eux seuls, touchent 700’000 femmes dans le monde industrialisé et plus de 1,6 millions à travers le monde chaque année.

La résistance des tumeurs à l’inhibition de l’angiogenèse peut être due à des changements dans les cellules cancéreuses, qui leur permettent de survivre aux conditions de faible teneur en oxygène (appelée «hypoxie») et en éléments nutritifs induites par la thérapie. Par ailleurs, l’hypoxie peut stimuler le comportement invasif et métastatique des cellules cancéreuses; ainsi, la thérapie anti-angiogénique pourrait même augmenter l’incidence des métastases, qui constituent le stade avancé du cancer. Des stratégies alternatives doivent donc être développées pour améliorer l’efficacité de la thérapie anti-angiogénique, en limitant ses effets secondaires dangereux.

Une autre thérapie anticancéreuse prometteuse est appelée immunothérapie. Elle est basée sur la possibilité de stimuler ou de réactiver les réponses immunitaires anti-tumorales, qui sont généralement supprimées dans les cellules des tumeurs en croissance (un processus appelé «immunosuppression»). Alors que dans certains cas l’immunothérapie pourrait re-stimuler les réponses immunitaires anti-tumorales et éliminer les tumeurs chez les patients, une limitation majeure de cette stratégie est représentée par la faible capacité des lymphocytes T – les principales cellules immunitaires qui peuvent combattre les tumeurs – à infiltrer les tumeurs et à éradiquer les cellules cancéreuses. Ainsi, l’efficacité de diverses formes d’immunothérapie a souvent été décevante pour ces cancers.

Il est important de noter qu’un des points forts de ce projet est la capacité de transposer rapidement les résultats de laboratoire à la clinique, puisque les outils thérapeutiques proposés sont déjà à la disposition des chercheurs et ont déjà été testés en monothérapie. Nous sommes convaincus que ces efforts sont sur le point de produire d’importants bénéfices cliniques pour le cancer du sein et le cancer des ovaires, et éventuellement d’autres types de tumeurs solides.

Suivi du projet
Immunothérapie du cancer: viser les vaisseaux sanguins (article édité par l’EPFL – avril 2017)

 

Avec ce projet, nous visons à améliorer le traitement du cancer du sein et des ovaires en développant des protocoles qui emploient des formulations combinées de médicaments anti-angiogéniques et d’immunothérapie. Pour atteindre cet objectif, nous allons utiliser de nouveaux agents anti-angiogéniques qui permettront d’améliorer l’infiltration de lymphocytes T dans les tumeurs en «normalisant» plutôt qu’en détruisant les vaisseaux sanguins tumoraux. Ce traitement sera couplé avec plusieurs stratégies pour ensuite améliorer l’activation des lymphocytes T et leurs fonctions anti-tumorales, comme des «vaccins tumoraux» et des anticorps immunostimulants.