Critères de soutien

Fermer la sélection

Appel à projets

Fermer la sélection
Vaccin prophylactique et thérapeutique contre le papillomavirus humain, l’agent pathogène du cancer du col de l’utérus

Equipe de recherche

  • Denise Nardelli Haefliger, (CHUV)
  • Menno Kok, (UNIGE)
  • Scientifique
  • 1999

Vaccin prophylactique et thérapeutique contre le papillomavirus humain, l’agent pathogène du cancer du col de l’utérus

Denise Nardelli Haefliger, qui travaille au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), avec Menno Kok de l’Université de Genève, va tenter de mettre au point un vaccin prophylactique et thérapeutique contre le papillomavirus humain, l’agent pathogène du cancer du col de l’utérus. Le but de cette recherche sera non seulement de fournir à l’organisme des outils pour lutter efficacement contre le virus, mais aussi d’éliminer d’éventuelles cellules devenues cancéreuses.

Le cancer du col de l’utérus touche quelque 4 millions de femmes dans le monde et près de 200’000 en meurent chaque année. On peut certes traiter cette affection, mais à condition de la dépister suffisamment tôt, comme on le fait systématiquement dans certains pays à l’occasion des examens gynécologiques périodiques. Or, c’est loin dêtre la règle dans le monde, surtout dans les pays en développement. Il est donc primordial de développer un vaccin contre le HPV.

La stratégie est astucieuse : une bactérie (en l’occurrence une salmonelle), dépouillée de son agressivité originelle, va servir de vecteur au matériel biochimique « vaccinal ». Cette préparation devra inciter l’organisme à se doter d’armes naturelles dirigées non seulement contre le virus, mais aussi contre les cellules qui seraient infectées et qui pourraient devenir cancéreuses. La réalisation de ce scénario n’est cependant pas aussi facile dans la pratique. Première difficulté : il s’agit d’arriver à insérer dans la bactérie les protéines ou l’ADN dont le rôle sera de déclencher la bonne réaction immunitaire. Cela doit se traduire, dans l’organisme, par la fabrication d’anticorps destinés à neutraliser les HPV, et par la production de globules blancs spécifiquement conçus pour tuer des cellules devenues cancéreuses. Deuxième difficulté : il faut administrer des bactéries qui soient dépourvues de leur virulence. Autrement dit, une fois leur besogne accomplie, ces vecteurs doivent être rapidement détruits par le système immunitaire et ne pas provoquer d’infection. Avant de songer à des applications sur le corps humain, Denise Nardelli Haefliger et Menno Kok devront donc rendre ces bactéries définitivement inoffensives. A noter encore que ce futur vaccin contre le cancer du col de l’utérus devrait pouvoir être administré par l’intermédiaire d’un spray nasal, une voie de vaccination très originale.