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Projet de recherche sur le mélanome malin, un cancer de la peau souvent mortel

Equipe de recherche

  • Lars French, (UNIGE)
  • Didier Trono, (UNIGE)
  • Jürg Tschopp, (UNIL)
  • Scientifique
  • 1999

Projet de recherche sur le mélanome malin, un cancer de la peau souvent mortel

Lars French, de l’Université de Genève, voit récompensé pour son projet de recherche sur le mélanome malin, un cancer de la peau souvent mortel. Avec la collaboration des groupes dirigés par Didier Trono (Université de Genève) et par Jürg Tschopp (Université de Lausanne), il a déjà commencé à étudier un mécanisme par lequel les cellules du système immunitaire pourraient déclencher la mort des cellules cancéreuses. A terme, ce projet de recherche devrait aussi permettre de développer des stratégies spécifiques pour lutter contre divers autres cancers.

Le mélanome malin, qui est provoqué par une exposition trop intense aux rayons ultra-violets du soleil, touche près d’un million de personnes dans le monde. Or, ce type de tumeur devrait en théorie être éliminé par notre système immunitaire. Mais si le cancer sort gagnant de ce combat, c’est entre autres parce que les cellules du mélanome malin disposent d’une arme redoutable pour assurer leur défense : une protéine capable d’induire la mort programmée de la cellule immunitaire que lui oppose l’organisme, l’obligeant à se « suicider » (phénomène bien connu que les biologistes appellent apoptose). Cette parade mise en place par les cellules tumorales faxe aux défenses immunitaires se manifeste aussi dans le cancer du colôn, dans certaines leucémies ou encore dans le cancer du poumon pour ne citer que quelques exemples. Lars French espère trouver un moyen de protéger les cellules immunitaires visées contre cette arme redoutable. L’idée est de faire appel à une molécule qui jouerait un rôle de coupe-circuit. Grâce à cette protéine, le signal de mort serait bloqué et la cellule immunitaire pourrait rester active. Par ailleurs, une autre protéine, efficace dans 50 % des cas selon des études effectuées in vitro, serait capable d’induire plus facilement la mort des cellules cancéreuses que celle des cellules normales.

Pour l’instant, Lars French n’a testé que des substances dites « purifiées », c’est-à-dire synthétisées en dehors de l’organisme. Afin de vérifier si la protéine aura les mêmes effets une fois utilisée dans un environnement naturel, ce projet prévoit d’abord des études sur des souris. En cas de succès, ces nouvelles approches thérapeutiques seront testées sur l’homme.