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Interface cerveau-moelle épinière pour retrouver l’usage des jambes

Equipe de recherche

  • Prof. G. Courtine (EPFL)
  • Prof. J. Bloch (CHUV)
  • G. Charvet (CEA – Leti Clinatec)
  • Scientifique
  • 2021

Interface cerveau-moelle épinière pour retrouver l’usage des jambes

➡️ Traduction en anglais du communiqué de presse (01.06.2021)

« Notre but est de permettre aux patient.e.s paraplégiques de retrouver l’usage de leurs jambes et la station verticale grâce à l’union de la technologie sans fil de mesure et de décodage de l’activité cérébrale et de la neurostimulation », explique le Prof. Grégoire Courtine, neuroscientifique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). En collaboration avec Jocelyne Bloch, neurochirurgienne au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), et Guillaume Charvet, chef de projet au CEA-Leti Clinatec (Grenoble, France), ce projet a déjà permis à neuf patient.e.s de refaire l’expérience de la marche de manière quasi autonome, alors que leur condition les condamnait définitivement au fauteuil roulant.

« La clé pour une marche aussi naturelle que possible est qu’elle puisse s’adapter à la volonté du.de la patient.e, ainsi qu’à la vitesse et au rythme de son mouvement, comme nous le faisons de manière presque inconsciente lorsque nous marchons », précise la Prof. Bloch. A terme, l’idée est de pouvoir implanter un dispositif de mesure ECoG (électroencéphalogramme) localisé sous la boîte crânienne à la surface du cortex, pour enregistrer l’intention du mouvement émise par le.la patient.e, tel que le dispositif implantable sans fil WIMAGINE® développé par le Centre de recherche biomédicale Clinatec. « Il s’agira ensuite de réussir à décoder cette activité cérébrale ECoG – correspondant à une intention de mouvement – en séquences de stimulation électrique au niveau de la moelle épinière qui seront alors transmises aux nerfs contrôlant les jambes », souligne Guillaume Charvet.

Des solutions moins invasives qu’un implant intracrânien – mais également moins agiles – existent d’ores et déjà pour les paraplégiques. Pour ceux bénéficiant de cette technologie, ils sont dès lors équipés d’une montre-bracelet sur laquelle ils peuvent transmettre vocalement leur intention de marcher. En parallèle, une belle perspective de recherche est l’étonnante capacité du corps à reconstruire des connections nerveuses, en contournant la lésion. « Nous avons noté une plus forte régénération des tissus nerveux qu’espéré au début de notre étude. Elle est induite par la stimulation des membres inférieurs, qui se manifeste comme une réponse encourageante à l’effort de la marche », se réjouit l’équipe de recherche.

Notre but est de permettre aux patient.e.s paraplégiques de retrouver l’usage de leurs jambes et la station verticale grâce à l’union de la technologie sans fil de mesure et de décodage de l’activité cérébrale et de la neurostimulation.