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Prix scientifiques Leenaards 2019: deux groupes de l’arc lémanique primés

A l’occasion du Rendez-vous scientifique Leenaards 2019, près de 250 personnes ont pu découvrir les deux groupes de chercheurs lauréats du Prix Leenaards pour la recherche médicale translationnelle 2019.
L’un 
des projets vise à mieux comprendre les mécanismes de l’accouchement en mesurant et en coordonnant la position de la mère à celle du bébé. L’autre, explore les liens entre l’horaire de la prise alimentaire et le rythme du sommeil, et étudie leur influence sur le poids et le métabolisme.

 

Coordonner les mouvements de la maman et du bébé
pour favoriser les accouchements par voie basse (projet 1)

« Il est temps de déterminer, de manière scientifique et individualisée, la position optimale à adopter par la mère lors d’un accouchement difficile », explique le Dr David Desseauve, obstétricien (Département femme-mère-enfant du CHUV). Ce projet – mené en collaboration avec le Dr Julien Favre (Swiss BioMotion Lab du CHUV) et le Prof. Jean-Philippe Thiran (Laboratoire de traitement des signaux de l’EPFL) – vise en effet à étudier la mécanique obstétricale, sujet qui n’a pas fait l’objet de recherche fondamentale depuis des décennies.

Le bon positionnement du bassin de la mère lors d’un accouchement difficile est probablement l’une des clés permettant d’améliorer la contraction utérine et de faciliter la progression du bébé. Dans sa pratique « d’accoucheur » comme il aime à le dire, le Dr David Desseauve estime qu’un nombre non négligeable de césariennes pourrait être évité avec une meilleure connaissance des mécanismes de l’accouchement. « Notre équipe de recherche souhaite trouver et mesurer la position optimale de la mère afin de favoriser l’avancement du bébé lorsque l’accouchement ne progresse pas ou se prolonge trop », ajoute-t-il.

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Dormir et manger en harmonie avec ses horloges internes (projet 2) 

L’obésité atteint actuellement des proportions épidémiques et entraîne des complications cardiovasculaires et métaboliques. La prise en charge standard de l’obésité se limite souvent – avec un succès très variable – à agir sur la quantité et la composition des aliments, ainsi qu’à encourager l’activité physique. « Les rythmes de sommeil et alimentaires pourraient cependant avoir un rôle clé dans le métabolisme et la prise de poids, au même titre que les calories et la composition des aliments», explique le Dr Tinh-Hai Collet du Service d’endocrinologie, diabétologie et métabolisme au CHUV. Et d’ajouter : « A calories égales, une alimentation limitée aux heures de la journée pourrait aider à perdre du poids et à améliorer le métabolisme du sucre et des graisses. » En effet, selon de récentes études réalisées chez l’animal, les troubles du métabolisme pourraient être liés à une désynchronisation entre le rythme alimentaire (dicté par le monde extérieur) et le rythme biologique (horloge interne ou rythme circadien), qui se traduit par l’alternance entre périodes de veille et de sommeil.

Ce projet de recherche, mené par le Dr Tinh-Hai Collet – avec la Prof. Jardena Puder (Service d’endocrinologie, diabétologie et métabolisme du CHUV) et la Dre Charna Dibner (Service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition de l’UNIGE) – vise à explorer les liens entre l’horaire de la prise alimentaire et le rythme du sommeil, et à étudier leur influence sur le métabolisme chez deux types de patients : les personnes avec un syndrome métabolique (combinant surpoids, hypertension artérielle, taux élevés de sucre et de graisses dans le sang) et les mères ayant présenté un diabète gestationnel.

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