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Age Report IV – Vivre ses vieux jours de préférence à la maison

La quatrième édition de l’Age Report – « Habitat et vieillissement : réalités et enjeux de la diversité » – présente les résultats d’une vaste enquête menée auprès de plus de 2500 personnes âgées qui expriment leurs aspirations en matière de logement (www.age-report.ch/fr). Menée pour la première fois dans toute la Suisse, cette enquête révèle que vivre « chez soi », dans un logement accueillant et chaleureux, reste la priorité première des personnes interrogées. Elle fait également apparaître que 60% des personnes âgées vivant seules affectent plus d’un tiers du revenu de leur rente au logement.
Co-édité par le Prof. François Höpflinger (Université de Zurich), la Prof. Valérie Hugentobler (Haute école de travail social et de santé, HETSL) et le Prof. Dario Spini (Université de Lausanne), l’Age Report IV sera présenté en Suisse romande lors du prochain Rendez-vous Leenaards âge & société, le 28 novembre, à 16h30, à Pully. Cet événement est ouvert à tous sur inscription.

Depuis la première édition du rapport, en 2004, une même aspiration ressort des sondages menés auprès des personnes âgées : l’importance d’habiter un logement accueillant et chaleureux pour y vivre une retraite paisible. Parmi les autres priorités relevées dans le dernier Age Report, le logement doit être idéalement situé dans un environnement résidentiel calme, mais rester cependant bien relié aux services et commodités infrastructurelles. La proximité des membres de la famille revêt également une grande importance, plus particulièrement au Tessin.

Age Report IV en bref

Age Report IV à télécharger (pdf), également disponible en librairie (éditions Seismo)
Importance des relations de bon voisinage
Les personnes qui apprécient l’aide de leur voisinage se montrent généralement plus satisfaites de leur situation en matière de logement. Si la majorité des personnes âgées entretiennent au moins une relation de bon voisinage, ceci n’est pas le cas pour environ 30% d’entre elles. Par ailleurs, la satisfaction à l’égard de l’environnement résidentiel tend à augmenter en fonction du niveau de formation, notamment du fait que les ressources financières plus élevées permettent d’élargir le choix du lieu de domicile.

 

Plus d’un tiers des dépenses affectées au logement
Les frais de logement sont relativement importants pour les personnes qui ne touchent que de faibles rentes : 60% des personnes âgées vivant seules affectent au logement plus d’un tiers du revenu de leur rente. Néanmoins, l’enquête démontre qu’une majorité de retraités estiment que leur situation financière est bonne à très bonne ; mais ceci est particulièrement avéré en Suisse alémanique. En Suisse romande, et plus encore en Suisse italienne (Tessin et vallées méridionales des Grisons), les personnes âgées sont en effet nettement plus nombreuses à être confrontées à des situations financières difficiles.

 

Scepticisme à l’égard de la cohabitation
Les formes communautaires de logement – qui suscitent un intérêt croissant, notamment dans les médias – ne conviennent en réalité qu’à une minorité des personnes âgées. Les formes de logement partagé (logements coopératifs comprenant des espaces de vie privés) sont cependant mieux acceptées que le logement communautaire au sens strict. A noter que les personnes d’un âge très avancé acceptent moins l’idée du logement communautaire que les jeunes générations de retraités, pour lesquelles ces formes de logement sont plus familières.

 

Mixité des générations pour une vieillesse en bonne santé
La majorité des personnes âgées interrogées montre une préférence pour un habitat composé de plusieurs générations. Cette forme de logement est par ailleurs particulièrement répandue au Tessin. Toutefois, les personnes souffrant d’un handicap souhaitent majoritairement vivre dans un habitat réservé à leur génération, notamment en raison du fait que le contact avec des plus jeunes exige davantage de ressources psychophysiques.

 

Recours aux prestations d’aide et de soins à domicile
Les installations et appartements spéciaux pour personnes âgées, tout comme les prestations d’aide et de soins à domicile, s’avèrent nécessaires dès que la vieillesse s’accompagne de pertes d’autonomie dans la vie de tous les jours. Parmi les sondés qui disposent d’un logement privé, 11% des personnes âgées de 65 à 79 ans paient des frais forfaitaires pour des prestations d’aide et de soins, tandis que la part correspondante est de plus de 23% dès 80 ans. Outre l’âge et la santé, l’environnement social et les moyens financiers jouent également un rôle prépondérant : les personnes seules ont ainsi davantage recours aux prestations d’aide et de soins que les personnes vivant dans des ménages à plusieurs.

Importance de l’origine et du parcours de vie

Les statistiques font souvent oublier que le vieillissement est un processus foncièrement individuel. Que ce soit à la maison ou en établissement médico-social (EMS), les conditions de vie des aînés varient beaucoup d’une personne à l’autre. Pour expliciter ces variations, l’origine et le parcours de vie jouent un rôle tout aussi important que l’environnement structurel et social. Dans cette perspective, la deuxième partie de l’Age Report approfondit différentes thématiques telles que :  la vie quotidienne des personnes âgées dans un quartier de maisons individuelles, la manière dont les immigrés vivent leur vieillesse ou encore ce que signifie pour une personne fragilisée le fait de devoir s’appuyer sur la famille ou sur des prestataires d’aide et de soins à domicile. De même, dans les EMS, la qualité de vie signifie quelque chose de bien différent selon la situation personnelle du résident. Quant à l’accompagnement des personnes en fin de vie, les institutions doivent veiller à assurer une bonne fin de vie aux résidents en apportant des réponses toujours plus individualisées aux besoins exprimés, qui évoluent et se complexifient.

Etude d’envergure nationale grâce à un partenariat entre Age-Stiftung et la Fondation Leenaards

Cette nouvelle édition de l’Age Report présente pour la première fois des données provenant de toute la Suisse grâce à la collaboration de deux fondations partenaires : Age-Stiftung et la Fondation Leenaards. Si l’une et l’autre bénéficient d’un champ d’action régional – statutairement limité à la Suisse alémanique pour Age-Stiftung et à l’arc lémanique pour la Fondation Leenaards –, cette collaboration a permis de mener une enquête d’envergure nationale et de publier ce rapport en deux langues (français/allemand).

L’Age Report est un ouvrage de référence sur la question de l’habitat des personnes âgées en Suisse. Etayé par de solides données empiriques, ce livre offre une vue d’ensemble des enjeux sociaux actuels et futurs en matière de vieillissement et de logement, et constitue un précieux outil de travail, tant pour les chercheurs que pour les professionnels du terrain et les politiques. L’Age Report IV fait suite à une enquête représentative basée sur des interviews menées en face à face auprès de 2676 personnes âgées de 65 ans et plus, réparties dans toute la Suisse. Publié tous les cinq ans depuis 2004, l’Age Report met cette année l’accent sur l’habitat et les vulnérabilités rencontrées dans le grand âge, ainsi que sur les différences entre les régions linguistiques suisses.

Ce quatrième rapport est co-édité par le Prof. François Höpflinger (Université de Zurich), la Prof. Valérie Hugentobler (Haute école de travail social et de santé, HETSL) et le Prof. Dario Spini (Université de Lausanne). Publié aux éditions Seismo, l’Age Report est disponible en librairie et peut être téléchargé gratuitement sur www.age-report.ch/fr

Documents presse :

Communiqué de presse
Age Report IV (.pdf)
Graphiques & Illustration

 

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