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Prof. Marie-Christine Broillet – Prof. Ivan Rodriguez
  • Scientifique
  • 2003

Prof. Marie-Christine Broillet (UNIL)

Prof. Ivan Rodriguez (UNIGE)

Communication olfactive entre mammifères: les futurs « parfums de la séduction » ne relèvent plus totalement de l’utopie scientifique.

Percer les secrets des « phéromones ».

Depuis qu’on a découvert que les mammifères communiquaient entre eux, entre autres, à l’aide de molécules chimiques qu’on a baptisées « phéromones », et qui sont rapidement apparues comme l’un des moteurs de la reproduction animale, ni les scientifiques ni les industriels de la parfumerie n’ont pu s’empêcher de penser qu’il en allait peut-être de même pour les êtres humains. Ou du moins qu’hommes et femmes échangeaient aussi – à leur insu – de telles informations « chimiques ».

Les scientifiques sont encore loin d’en apporter la preuve, mais les recherches qu’entreprennent chez la souris deux des lauréats 2003 des Prix Leenaards, les professeurs Marie-Christine Broillet (Université de Lausanne) et Ivan Rodriguez (Université de Genève), autorisent à penser qu’on pourra un jour comprendre ce type de communication chez l’homme, même si ce n’est pas d’emblée pour développer un « parfum à la séduction irrésistible ».

Les deux chercheurs ont en tout cas découvert récemment, dans la cavité nasale de la souris, un récepteur sensoriel qu’ils ont pu associer pour la première fois à une molécule chimique – une phéromone – très précise. A l’aide de techniques ultra sophistiquées, ils vont maintenant s’efforcer d’identifier d’autres couples récepteur-phéromone, notamment en mesurant les réactions électriques de divers neurones de souris transgéniques pourvues ou non de certains récepteurs sensoriels réagissant spécifiquement aux phéromones. L’importance de ces travaux est encore rehaussée par le fait qu’Ivan Rodriguez a d’ores et déjà identifié chez l’homme des récepteurs très similaires à ceux qui sont fonctionnels chez la souris.