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Prof. Kaiser, Prof. Tapparel Vu et Prof. Stellacci – Combattre les virus respiratoires grâce au monde de l’infiniment petit
  • Scientifique
  • 2016

Prof. Kaiser, Prof. Tapparel Vu et Prof. Stellacci – Combattre les virus respiratoires grâce au monde de l’infiniment petit

Les virus respiratoires, et tout particulièrement les rhinovirus (principal agent du rhume), sont l’une des premières causes d’infection chez l’humain. Généralement responsables de maladies respiratoires bénignes, ces infections peuvent occasionner de graves complications (bronchiolite, pneumonie…), notamment chez les personnes âgées et les jeunes enfants. Les infections respiratoires dans leur ensemble sont responsables de plus de 3 millions de morts chaque année (4ème cause de mortalité dans le monde). « C’est l’une des premières causes de mortalité infantile », souligne le Prof. Laurent Kaiser (HUG & UNIGE). « Et actuellement, il manque cruellement de médicaments antiviraux, aussi bien pour prévenir que pour traiter ces complications », ajoute-t-il. Par ailleurs, des antibiotiques sont souvent prescrites de manière inappropriée pour combattre ces infections.

En raison de la diversité et du haut taux de mutation des virus respiratoires, aucun vaccin ou antiviral n’est pour l’heure disponible, sauf contre le virus de la grippe. « Notre objectif est de développer des antiviraux actifs non seulement contre un large spectre de virus respiratoires, mais idéalement aussi contre d’autres virus tels que des virus neurotropes ou des virus émergents comme Ebola ou Zika », explique la Prof. Caroline Tapparel Vu (UNIGE & HUG). Pour y parvenir, l’équipe de recherche – pilotée par cette chercheuse, en collaboration avec le Prof. Laurent Kaiser (HUG & UNIGE) et le Prof. Francesco Stellacci (EPFL) – mise sur les nanotechnologies, un champ de recherche en pleine expansion. En utilisant ces outils issus du monde de l’infiniment petit, les chercheurs espèrent mettre au point des nanoparticules aptes à mimer les récepteurs cellulaires partagés par un grand nombre de ces virus. « Ces nanoparticules déguisées pour tromper et attirer l’ennemi devraient permettre de faire subir aux virus un changement de structure irréversible et donc avoir un effet virucide », se réjouit le Prof. Francesco Stellacci (EPFL).