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Prof. Amalio Telenti – Prof. Didier Trono
  • Scientifique
  • 2002

Prof. Amalio Telenti (CHUV, Lausanne)

Prof. Didier Trono (Centre Médical Universitaire, Genève)

Identifier les gènes influençant le SIDA

Ce sont des différences génétiques similaires, mais à propos du SIDA, que veut explorer le troisième tandem encouragé par la Fondation Leenaards, celui des Professeurs Amalio Telenti (CHUV, Lausanne) et Didier Trono (Centre Médical Universitaire,Genève). Il apparaît en effet de plus en plus que nous sommes très inégalement équipés face au VIH, le virus qui provoque la maladie. Et que ceux qui sont touchés sont aussi très inégaux face aux traitements qui existent.

Car certains individus, même après avoir été en contact avéré avec le virus, ne sont pas infectés. D’autres sont certes infectés, mais savent vivre avec le virus durant de très nombreuses années, parfois même durant 20 ans, sans que ne se manifestent les symptômes de la maladie! Quant à ceux chez lesquels se développe le SIDA, certains voient leur système immunitaire se dégrader tellement vite que, en l’absence de médicaments, ils s’acheminent vers la mort beaucoup plus rapidement que d’autres.

Enfin, même lorsque ces traitements antiviraux peuvent être mis en oeuvre, tous les séropositifs ne sont pas non plus égaux entre eux, tant l’efficacité que les effets secondaires des médicaments variant considérablement d’un individu à l’autre. C’est pourquoi les co-lauréats du Prix Leenaards 2002 vont plus particulièrement étudier en quoi les variations génétiques peuvent affecter l’un des mécanismes se trouvant au coeur de la maladie: la réplication du virus VIH dans certaines cellules de notre système immunitaire, celles que les spécialistes nomment les lymphocytes-T CD4, et que le virus détruit après les avoir parasitées.

Pour parvenir à leur fin, ils pourront compter sur une très large collection de cellules immunitaires CD4, qui proviendront de sujets séropositifs représentant tous les types de la maladie et des diverses réponses aux traitements. Elles seront comparées à des cellules provenant de donneurs sains, après que celles-ci aient été expérimentalement infectées en laboratoire. Simultanément, le profil génétique de chaque patient sera rapporté à l’état ou à la réaction des cellules immunitaires.

Que ce soit donc dans ce nouveau domaine de la génétique contrôlant la réponse au VIH, ou dans les domaines qu’on appelle désormais la « pharmacogénétique » ou l' »immunogénétique », le projet récompensé aujourd’hui par l’un des Prix Leenaards 2002 devrait avoir des retombées cliniques importantes. Il pourrait notamment fournir des indications décisives sur le moment idéal, selon le profil génétique de l’individu, où doit être commencée une thérapie antivirale, et à quelle dose, pour à la fois augmenter l’efficacité et réduire les effets secondaires.