Critères de soutien

Fermer la sélection

Appel à projets

Fermer la sélection
Jacques Gardel
  • Culture
  • 2012

Jacques Gardel, metteur en scène

Après un CFC de laborant en physique, Jacques Gardel arrive au théâtre, dans les années 60, en suivant les cours de Paul Pasquier. Deux rencontres le marquent ensuite pour toujours; celle avec Eliane Guyon, collaboratrice d’Etienne Decroux, puis, en 1964, celle avec Jerzy Grotowski, avec lequel il se forme, à Aix-en-Provence notamment.

Jacques Gardel joue tout d’abord sous la direction de Charles Apothéloz, Benno Besson, Philippe Menthaz ou Alain Knapp et participe à des tournées en France, Belgique et Pologne. 1969 marque sa rupture avec les institutions officielles et son engagement pour des formes d’expression alternatives qu’il défendra sans relâche. Son souci du théâtre vécu comme un art collectif l’amène à créer, en 1969, le Théâtre Onze, avec Jacqueline Morlet et Fran­çois Fleury, puis, en 1981, l’Atelier de travail théâtral, avec Miguel Québatte. En 1984, Jacques Gardel initie le Festi­val international de théâtre contemporain, qui connaîtra quatre éditions. En 1989, il crée le Centre d’art scénique contemporain – Théâtre Arsenic, qu’il quitte en 1997 pour La Filature, centre de recherche et d’expérimentation théâtrale. Parmi les nombreux spectacles créés par Jacques Gardel, on peut citer Lausanna 1481, spectacle de rue de sept heures, Le Voyage en Orient, qui est l’aboutissement de trois années de travail collectif, ou encore L’Illiade – la guerre, une fascination… sa dernière création produite en 2012.

Vivant pour le théâtre plus que du théâtre, Jacques Gardel s’est par ailleurs engagé dans la pédagogie, l’organisation de séminaires et de stages, ou encore dans l’organisation d’un Prix romand des compagnies indépendantes de théâtre et de danse, qui connut six éditions. De 1975 à 1988, il a été collaborateur régulier à temps partiel, comme animateur, au Centre de traitement psychiatrique de jour.

Fidèle aux choix qu’il a réalisés très tôt, Jacques Gardel a toujours cru au théâtre comme un art collectif, et c’est avec un nombre impressionnant de partenaires qu’il a parcouru trente ans d’utopie et de création, visant, pour lui et pour le spectateur, à toujours plus ouvrir cet imaginaire qui seul peut rendre le monde un peu meilleur.

Le Prix Leenaards est attribué à Jacques Gardel en témoignage de reconnaissance pour son apport décisif à la vie théâtrale romande et son engagement inlassable pour des formes d’expression sans cesse renouvelées.
Le Jury