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Dr Bertrand Huard – Dr Jean-François Lambert – Dr Nathalie Garin – Dr Pierre Farmer
  • Scientifique
  • 2008

Dr Bertrand Huard (HUG)

Dr Jean-François Lambert (CHUV)

Dr Nathalie Garin (EPFL)

Dr Pierre Farmer (ISREC & ISB)

Le rôle de la molécule APRIL dans le diagnostic et le traitement du type le plus répandu de lymphome

Les progrès réalisés dans le domaine de la recherche permettent aujourd’hui à près de la moitié des personnes atteintes chaque année d’un cancer d’en guérir définitivement. La précocité du diagnostic joue, dans ce contexte, un rôle primordial. Elle ne saurait toutefois, à elle seule, venir à bout de tumeurs particulièrement agressives qui se manifestent par une mauvaise réponse aux traitements actuels.

C’est à cette problématique que s’attaque le projet de recherche des Docteurs Bertrand Huard (HUG), Jean-François Lambert (CHUV), Nathalie Garin (EPFL) et Pierre Farmer (ISREC & ISB), pour un type de cancer dont l’incidence est en constante augmentation (plus de 73% depuis 1973) : les lymphomes, autrement dit les cancers qui s’attaquent aux cellules (lymphocytes) et aux organes dont dépendent les réactions de défense du corps humain.

Améliorer les thérapies disponibles

Le développement de traitements nouveaux, combinant une chimiothérapie classique à une immunothérapie spécifique (Rituximab), a permis, au cours de ces dernières années, des progrès significatifs dans la lutte contre le lymphome le plus répandu, connu sous le nom de lymphome B diffus à grandes cellules. 40% des patients succombent toutefois encore à ce cancer connu pour son agressivité et sa grande hétérogénéité. D’où l’espoir d’identifier, dans les signatures moléculaires caractérisant cette hétérogénéité, les gènes responsables de la résistance du lymphome au traitement.

Mieux comprendre le rôle de la molécule APRIL …

Une molécule, baptisée APRIL (A PRoliferation-Inducing Ligand), a récemment été identifiée comme pouvant être un indicateur fiable de l’agressivité des lymphomes. Sa fonction physiologique, en situation non pathologique, est en effet de stimuler les lymphocytes B sains au cours d’une réponse immunitaire. Et on a pu observer, lors de tests in vitro, que cette même molécule délivre un signal de survie aux cellules des lymphomes B diffus à grandes cellules. Des études conduites après le décès des patients (études rétrospectives) ont par ailleurs permis de constater que la molécule APRIL était surexprimée chez une moitié environ des personnes atteintes et qu’il s’agissait de celles ayant présenté une moins bonne réponse au traitement et ayant bénéficié d’une survie significativement moins longue.

… pour établir un meilleur pronostic et mettre au point un traitement efficace

L’objectif du projet de recherche soutenu par la Fondation Leenaards est de confirmer la corré- lation observée de manière rétrospective entre la surexpression d’APRIL et l’agressivité du lymphome par une étude prospective. Dans l’affirmative, un diagnostic précoce, basé sur le dosage d’APRIL, pourra être réalisé et un traitement spécifique, élaboré sur l’antagoniste d’APRIL, envisagé pour lutter plus efficacement contre ce type de lymphome qui touche actuel- lement quelque 15 personnes sur 100’000.