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Dr Attila Major – Dr Frank Lüdicke – Dr Lucienne Juillerat-Jeanneret
  • Scientifique
  • 2001

Dr Attila Major, gynécologue aux Hôpitaux universitaires de Genève Dr Frank Lüdicke, Dr ès Sciences Richard Iggo, chercheur à l’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) à Lausanne Dr Lucienne Juillerat-Jeanneret, biochimiste à l’Institut de pathologie de l’Université de Lausanne Traitement du cancer des ovaires Froesch, le comité de direction de la Fondation Leenaards a décidé de consacrer un montant de 1,1 million aux Prix Leenaards 2001, remis le 5 avril. Un soutien est ainsi apporté à des projets touchant au traitement du cancer des ovaires, à la cardiologie et aux mécanismes fondamentaux de la génétique. Dans la famille des tumeurs gynécologiques, le cancer des ovaires affiche le pronostic le plus pessi­miste: 5 ans après la fin du traitement, seuls 30% des malades sont encore en vie. Touché par ce dramatique constat, le Dr Attila Major, gynécologue aux Hôpitaux universitaires de Genève, et son collaborateur le Dr Frank Lüdicke se sont associés aux Drs ès Sciences Richard Iggo, chercheur à l’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) à Lausanne, et à Lucienne Juillerat-Jeanneret, biochimiste à l’Institut de pathologie de l’Université de Lausanne, pour explorer une voie thérapeutique innovatrice. Les chercheurs entendent en effet infecter les cellules tumorales par des virus, pour pouvoir ensuite les détruire à l’aide d’un laser. A la base, le principe consiste tout d’abord à injecter une substance sensible à la lumière, qui se fixe uniquement dans les cellules tumorales. Lorsqu’un laser balaie les tissus de la région critique, la substance photosensible émet alors une lueur fluorescente, ce qui permet de localiser les cellules tumorales. Attila Major est le premier à avoir démontré l’efficacité de cette détection pour le cancer des ovaires. Avec l’aide de ses deux collègues, il aimerait maintenant prouver qu’on peut également détruire les tumeurs selon un processus similaire, comme cela se fait avec d’autres cancers; l’idée consiste dans ce cas à utiliser des virus génétiquement modifiés pour n’infecter que les cellules tumorales et y déposer un maximum de molécules photosensibles. Sitôt éclairée par un laser, la substance sensible à la lumière devrait provoquer la mort de la cellule malade, ce que Richard Iggo a déjà démontré in vitro. Il reste encore aux lauréats à mettre en évidence la viabilité du procédé sur des rats, et vérifier s’il n’affecte pas les tissus sains, avant d’envisager d’en faire de même sur l’homme.