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Alain Tanner

Alain Tanner, cinéaste

«Avec Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Eric Rohmer ou François Truffaut, Alain Tanner appartient à cette génération des réalisateurs qui, dans la seconde moitié du XXe siècle, révolutionne le septième art. Au fil d’une œuvre toujours à contre-courant, il redimensionne le cinéma suisse en développant un langage singulier qui, politiquement engagé, parle à la fois aux sens et aux consciences.» Dominique Radrizzani, membre du Jury

Né en 1929 à Genève, Alain Tanner fonde le Ciné-club universitaire avec Claude Goretta. Leur passion pour le cinéma les pousse à Londres, où ils réalisent le court-métrage Nice Time (1957). En 1963, il entreprend le tournage de son premier long-métrage documentaire, Les apprentis. En 1968, il participe, avec Claude Goretta et Michel Soutter, à la fondation du Groupe des cinq. Il réalise alors son premier long-métrage de ction : Charles mort ou vif. Le film, lauréat du Grand Prix du Festival de Locarno en 1969, est retenu pour la Semaine de la critique du Festival de Cannes.

En 1971, il réalise La Salamandre, qui marque un tournant. Outre son triomphe parisien et l’intérêt manifesté par le jury de Cannes, ce film obtient un énorme succès public en Suisse. Peintre d’une autre Suisse, anticonformiste, il tourne successivement Le retour d’Afrique (1973), Le milieu du monde (1974), Jonas qui aura vingt-cinq ans en l’an 2000 (1976), Messidor (1979). Les années lumière, réalisé en Irlande, obtient le Grand Prix Spécial du jury au Festival de Cannes en 1981.

Avec Paul s’en va, tourné en 2004, Alain Tanner clôt une œuvre cinématographique qui oscille constamment entre réalisme et fantaisie.

 

 

Qu’est-ce que la beauté au cinéma ? C’est la façon dont une idée traverse quelqu’un, et puis le regard que ça lui donne, je n’en sais rien. J’ai l’impression que pendant cinquante ans, j’ai couru après ça. C’est-à-dire que... on ne sait pas ce que c’est. C’est quelque chose qui relève de l’indicible, de l’impalpable, peut-être de l’éternel ou de la magie... mais le seul point de résistance aujourd’hui à l’horreur passe par là.
Alain Tanner (citation extraite du film "Alain Tanner, pas comme si, comme ça" de Pierre Maillard (2007)